Dix-huit après-midi libres et trois dimanches : le patrimoine de Luxeuil, les balades à pied, et les échappées dans les Vosges du Sud et le plateau des Mille Étangs.
Les soins occupent la matinée. Restent dix-huit après-midi et trois dimanches. C’est beaucoup plus de temps libre que la plupart des curistes ne l’anticipent — et c’est une bonne nouvelle, parce que Luxeuil a de quoi remplir tout cela.
Le centre, à pied, en une après-midi
Luxeuil compte dix-sept édifices protégés, presque tous bâtis en grès rose des Vosges — cette pierre chaude, un peu rouge, qui donne à la ville sa couleur. Le centre historique se parcourt entièrement à pied, ce qui en fait la première sortie évidente.
La basilique Saint-Pierre. Ancienne abbatiale de l’abbaye Saint-Colomban, fondée au VIᵉ siècle. Elle abrite un orgue de 1617, l’un des plus anciens de Franche-Comté, dans un buffet de chêne du XVIIᵉ siècle porté par un atlante. À voir même si l’architecture religieuse ne vous passionne pas : l’ensemble impressionne.
La maison du Cardinal Jouffroy. Bâtie aux XVᵉ et XVIᵉ siècles pour le soixante-dixième abbé de Luxeuil. Elle possède l’un des plus anciens balcons de pierre suspendus de France. Salons, façade arrière sur cour intérieure et jardin classique se visitent.
La tour des Échevins et son musée, la maison François Iᵉʳ, le cloître : l’ensemble tient dans un périmètre de quelques rues.
Le sentier du patrimoine relie une quinzaine d’étapes à travers la ville. C’est la façon la plus simple de tout voir sans rien chercher : on suit le parcours, on lit les panneaux, on rentre.
Le parc thermal
Il est à côté des thermes, et c’est le lieu de rendez-vous naturel des curistes en fin de matinée. Rien d’extraordinaire, mais c’est exactement ce qu’il faut après trois heures de soins : de l’ombre, des bancs, et d’autres curistes qui ont le même programme que vous.
Les après-midi de semaine
Sans voiture, et sans forcer :
- Marcher. C’est souvent recommandé en complément des soins, notamment en phlébologie. La ville et ses abords s’y prêtent.
- Le marché. Un rendez-vous à ne pas manquer pour les produits régionaux — vérifiez le jour auprès de l’office de tourisme à votre arrivée.
- Les terrasses du centre, aux beaux jours.
- La bibliothèque municipale, sous-estimée quand on reste trois semaines et qu’il pleut.
- La vie de cure elle-même. Les curistes s’organisent : cartes, promenades collectives, sorties improvisées. Si vous venez seul, ne sous-estimez pas ce que vous trouverez dans la file d’attente des soins.
Les dimanches : sortir de la ville
C’est le jour sans soins, et le moment d’utiliser la voiture.
Le plateau des Mille Étangs. À une trentaine de kilomètres, c’est le site le plus singulier de la région : un paysage d’eau et de forêt façonné par les glaciers, parsemé de centaines d’étangs. On y va pour rouler doucement, s’arrêter souvent et marcher un peu. Trois semaines permettent d’y retourner deux fois sans se lasser.
Les Vosges du Sud. Les ballons, les forêts, les villages. Le relief monte vite dès qu’on quitte Luxeuil vers le nord-est.
Les villes voisines. Vesoul est à une trentaine de kilomètres, Belfort et Épinal à une cinquantaine — de quoi faire une vraie journée, musée compris, et rentrer pour le dîner.
Comment organiser trois semaines
Un découpage qui fonctionne bien :
- Première semaine : ne rien programmer. La fatigue des premiers jours est réelle. Le centre à pied, le parc, la sieste.
- Deuxième semaine : le patrimoine, le sentier, le marché, une première sortie dominicale.
- Troisième semaine : les excursions plus lointaines, une fois qu’on a trouvé son rythme et qu’on connaît la ville.
Les informations à jour
Les horaires de visite, les jours de marché et les manifestations changent d’une saison à l’autre. L’office de tourisme de Luxeuil est le bon interlocuteur, et il est en centre-ville : passez-y le premier ou le deuxième jour, repartez avec un plan et le calendrier du mois. C’est un quart d’heure qui rend les trois semaines nettement plus faciles.
Et si vous logez chez nous, demandez-nous : on connaît la ville, et on vous dira ce qui vaut vraiment le déplacement à la saison où vous venez. Le Grand Mistral et le Petit Mistral sont à 200 mètres à pied des thermes, au cœur de ce centre qui se parcourt à pied — et nous consulter ne coûte rien.